La question de départ : un système peut-il apprendre le rythme normal d'un territoire depuis l'imagerie satellite ouverte, et alerter quand quelque chose d'anormal s'y produit — sans qu'un humain annote quoi que ce soit ?
La méthode : nous avons entraîné GRIOT SAT sur le rythme de territoires stables (2019–2023), puis jugé chaque nouveau passage contre ce rythme. Le seuil d'alerte est appris (95ᵉ percentile des erreurs), les passages nuageux sont exclus par mesure objective, et des zones-témoins contrôlent le système lui-même.
Le verdict du réel : le système a détecté la construction du 4ᵉ pont d'Abidjan — alerte au passage de janvier 2023, en phase d'achèvement du tablier — et l'extension du terminal TC2 du port : alerte au remblaiement dès août 2021, puis au mois exact de l'inauguration. Pendant ce temps, la forêt du Banco, zone-témoin, restait silencieuse.
Depuis, un agent veille seul sur les 64 tuiles du Grand Abidjan : collecte des images, détection, croisement avec la presse locale, bulletin sourcé — et arbitrage humain dont chaque verdict entraîne la mémoire du système. Au passage de mai 2026, il a détecté 7 changements et ses bulletins ont corroboré seuls l'actualité de la métropole.